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L’IVM se penche sérieusement sur les problèmes de mobilité, et ça marche !
Tout part d’un constat simple. Les personnes en difficultés d’insertion sociale et professionnelle le sont en général pour trois raisons : une santé fragile, des problèmes de logement et un déficit de formation. Mais un quatrième pilier de l’insertion, pourtant essentiel, est encore trop peu pris en compte : la mobilité !
Quelles sont les difficultés de mobilité vers le travail de ces publics ? Quelles solutions peut-on leur proposer et qui est en mesure de le faire ? Comment les employeurs appréhendent-ils ces nouveaux enjeux ? Depuis 5 ans, l’Institut pour la ville en mouvement (IVM), créé par PSA Peugeot Citröen, explore les enjeux et les dimensions de la mobilité vers la formation et l’emploi, sous la direction d’Eric Le Breton et avec le concours de Marc Fontanès et de Mobility+.
En 2001, premier contact entre l’association « Abeilles Aide et Entraide » dans l’Essonne, qui réfléchit aux impacts de la mobilité sur le retour à l’emploi, et PSA Peugeot-Citroën, auquel elle demande un soutien pour la création d'un service de transport à la demande.
Entre 2001 et 2003, plusieurs études nationales sont menées pour mieux comprendre le rapport entre mobilité et insertion. Les résultats sont sans appel : toutes les structures et personnes interrogées sont unanimes, le problème est déjà identifié mais les structures locales ont du mal à y faire face seules.
En 2003, l’IVM crée une équipe d'experts pour mener une double action de recherche et d'expérimentations sur le terrain : Eric Le Breton, sociologue, maître de conférence à l’Université Rennes 2, devient le directeur scientifique du projet ; Marc Fontanès, directeur de Mobility+, en sera le chef de projet opérationnel. Ils animent dès lors la plate-forme « Mobilités pour l’Insertion ! », regroupant six associations exemplaires(1), toutes parties intégrantes du secteur social mais originaires de six régions différentes, avec cinq statuts distincts, six façons de travailler hétérogènes et six façons différentes d’appréhender la mobilité !
Après le diagnostic et l’audit des différents projets sur le plan organisationnel, juridique, managérial, technique et financier, la première action de Marc Fontanès a été de coordonner toutes ces entités. Chacun de ces partenaires associatifs est également accompagné, durant trois années de travail collectif, pour développer ses propres solutions de mobilité. En parallèle, Mobility+ analyse douze autres projets nationaux pour élargir les connaissances de ce nouveau réseau en matière de mobilité et d'insertion.
En 2005, Eric Le Breton, s’appuyant sur ces nombreux retours d'expériences, publie l'ouvrage désormais référence en la matière : Bouger pour s’en sortir, Mobilité quotidienne et exclusion sociale. La même année en octobre, Marc Fontanès est chargé de la co-conception et de l'organisation du 1er Forum national « Mobilités pour l’insertion » à Saint Nazaire, qui regroupe plus de 450 participants professionnels(2).
La raison du succès de l’opération est simple mais est pourtant encore trop peu souvent appliquée : une action menée en profondeur et un travail de longue haleine, effectués par étapes successives. Des structures locales, de terrain, qui se regroupent autour d’un coordinateur et une envie commune de trouver des solutions concrètes et pérennes. Tout ceci associé à un échange de savoirs et de pratiques qui enrichissent chaque structure et qui permettent d’avancer ensemble vers l'aide au retour à l’emploi, avec des solutions innovantes. Aujourd’hui, les réponses identifiées par la plate-forme bénéficient à plus de 2000 usagers directs de ces associations.
Des travaux qui ont débouché pour Mobility+ sur un partenariat plus approfondi avec l’AFEJI et qui se sont concrétisés par le lancement de la plate-forme « Bougez vers l’emploi ».
Après cette première phase de travail consacrée aux demandeurs d’emplois et aux structures de travail social, l’IVM élargit ses questionnements au monde du travail et de l’entreprise. Le 21 novembre 2007, il a notamment organisé un séminaire en partenariat avec La Poste, Randstad, le Conseil national des missions locales et le magazine Liaisons sociales : « Pourquoi les entreprises doivent-elles prendre en compte la mobilité quotidienne des salariés ? ».
(1) L’AFEJI (l’Association des Flandres pour l’Education et la Formation des Jeunes et l’Insertion Sociale et Professionnelle, à Dunkerque), Auto Insertion Lotoise (AIL 46) à Cahors, le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et le Centre social St-MIchel Jéricho à Nancy, la Fédération des Maisons de Quartier de Saint-Nazaire et la Mission Locale du Pays Royannais.
(2) Structures de terrain, chercheurs et universitaires, collectivités locales et territoriales, entreprises de transport, Etat, journalistes spécialisés...
Partenaires
Fondation Vinci pour la Cité, Fondation Adecco, RATP, Direction Générale de l’Action Sociale, de l’Emploi et de la Cohésion Sociale (ancien Ministère du Travail), Fonds Social Européen, Ville de Saint-Nazaire, Conseil général de Loire-Atlantique, Conseil régional Pays de la Loire
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