Les problèmes de mobilité apparaissent tout au plus comme une gêne relative pour les salariés, clients et fournisseurs d’une entreprise. Une gêne qui reste malgré tout acceptable et qui apparaît, en somme, comme le revers de la modernité et du dynamisme économique. En tout cas, elle ne risque pas d’affecter de manière significative l’équilibre comptable d’une organisation ! Vraiment ? Alors imaginons…
L’entreprise X dispose d’un parking sur lequel le stationnement se fait de manière anarchique, empêchant régulièrement les fournisseurs de livrer à temps la matière première nécessaire à l’activité qui, de fait, se trouve ralentie.
Lorsque l’entreprise X doit livrer ses clients, les embouteillages, qui encerclent la zone d’activités dans laquelle elle est implantée, ne lui permettent pas de respecter ses délais de livraison. D’où le mécontentement, voire la perte, de certains clients et l’impossibilité de travailler en ’’just in time’’.
Comme l’entreprise X est située dans une zone difficilement accessible par les transports en commun, elle doit faire face à un turnover important et supporter un important surcoût dans sa gestion des ressources humaines.
Alors qu’un commercial de l’entreprise X revient d’un rendez-vous, au volant de sa voiture de fonction, il est victime d’un accident de la route. La direction doit alors affronter une baisse de productivité due à une dégradation du climat social, qui s’ajoute à tous les coûts directement liés à l’accident (remplacement de la personne, primes d’assurance, réparation du véhicule…)
On pourrait poursuivre longtemps tant les exemples de risques économiques liés à la mobilité sont nombreux, alors même qu’il est facile de les anticiper et de les maîtriser grâce à un plan de déplacements.
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